Nous voilà sortis de l’ACCS après notre dernière rencontre professionnelle de la journée. Comme à notre habitude, nous nous dispatchons en petits groupes pour trouver des taxis et rentrer dans la Habana Vieja où nous longeons. Nous nous retrouvons à flâner en quête de transports, prenant des photos du bord de mer, visitant un centre commercial décrépi. Cependant, après 45 minutes, force est de constater qu’aucun taxi ne circule dans cette zone. Il est 16h30, nous sommes à une quinzaine de kilomètres de là où nous logeons et entourés d’immeubles en construction qui sont pour beaucoup, laissés à l’abandon. La situation commence à devenir critique, nous interrogeons les quelques  passants que nous croisons sur un possible arrangement quand un homme d’une trentaine d’années nous propose de nous aider. Après dix minutes de négociation, il accepte de nous transporter mais nous avons un souci : nous sommes douze et que n’étant pas taxi, il ne peut pas se permettre de faire trois allers-retours. Une quinzaine de minutes plus tard, il arrive à contacter un de ses amis qui accepte également de nous transporter. Bien sûr, tout ceci se déroule en espagnol. Il manque néanmoins une voiture. Voilà alors notre chauffeur qui se met à interpeler en hurlant une tour délabrée. Apparait au balcon du 4ème étage, un homme ensommeillé. Son ami lui explique brièvement la situation et l’homme accepte de nous emmener au détriment de sa sieste visiblement bien entamée.
Acte solidaire ou intéressé voilà comment, à 17h30 nous avons été ramené par trois inconnus qui ont accepté contre une rémunération minimum, de faire trente kilomètres pour nous aider.

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Taxi à la douzaine ?