Cuba à l’état sauvage – Céline C & Salomé

La richesse de la faune et la flore cubaine

    Si l’on vous dit Cuba, à quoi penseriez-vous en premier ? Les plages de sable blanc, les eaux bleues des Caraïbes, Fidel Castro, Che Guevara pour les passionnés d’histoire, et peut-être aux mojitos et à la Zumba pour les plus fêtards. Laissez-nous alors vous introduire les sujets de la faune et la flore cubaine, autre richesse de cette île.

Faune Cubaine

    Composée de plusieurs milliers d’espèces animales, la faune cubaine est l’une des plus luxuriantes au monde. On y trouve des animaux de toutes sortes, oiseaux, reptiles, invertébrés et mammifères, il y en a pour tous les goûts ! Dans le modèle miniature, nous pouvons retrouver par exemple le colibri abeille, qui est reconnu comme étant le plus petit oiseau au monde, atteignant uniquement les 6 centimètres à l’âge adulte, ainsi que  la limbatus Eleutherodactylus, qui est la plus petite grenouille au monde et qui mesure uniquement 12 millimètres.

Prenons un peu de grandeur et citons le crocodile cubain dont la taille se mesure à 5 mètres de long. En visitant les parcs naturels cubains, l’occasion est offerte de les découvrir. Le crocodile cubain est la seule espèce répertoriée sur l’île pouvant représenter un danger pour l’homme. A son exception, on ne note aucune espèce animale dangereuse à Cuba. En second adjectif à ajouter sur cet animal, nous pourrions choisir “en voie d’extinction”. En effet, longtemps chassé pour sa peau pour la production de sacs à main et de vêtements, le crocodile cubain est protégé depuis les années 2000 par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Aujourd’hui,  3000 à 6000 crocodiles subsistent à l’état sauvage à Cuba. Malheureusement, sa protection reste aujourd’hui difficile sur l’île, pour des raisons de manque de moyens pour les répertorier, et donc les surveiller.

Le crocodile n’est cependant pas le seul animal en voie de disparition sur cette île. Ci-dessous, vous pourrez retrouver la liste des espèces menacées résidant à Cuba:

Le crocodile cubain                                               etat sauvage 1

Localisation: Uniquement à Cuba, spécifiquement dans le marais de Zapata au Nord-Ouest et le marais de Lanier.

Caractéristiques: Résultat d’hybridation entre les espèces.

Cause de leur disparition: Braconnage.

Le grand requin marteau                                      etat sauvage 2

Localisation: Océans Pacifique, Indien et Atlantique, Golfe du Mexique, la mer Rouge, la Grande Barrière de corail australienne et la Méditerranée.

Caractéristiques: Cette espèce est la plus grande des neuf espèces de requins marteaux recensées à ce jour dans le monde.

Cause de leur disparition: La surpêche ainsi que la détérioration climatique de leurs environnements.

Le mérou goliath                                                    etat sauvage 3

Localisation : Dans les eaux tropicales et subtropicales de l’océan Atlantique.

Caractéristiques : D’une moyenne de 2 mètres pour 225 kg, les plus gros spécimens dépassent 250 cm pour 320 kg.

Cause de leur disparition: La pêche de loisir et la pêche commerciale de masse.

Le Corail corne de cerf

 

Localisation : Golfe du Mexique et la Barrière de Corail

Caractéristiques : Par ses enchevêtrements formés par l’arborescence de ses branches, ce corail peut atteindre deux mètres de long pour un à trois centimètres d’épaisseur. Sa couleur de ce corail varie du grisâtre au jaune foncé, mais les branches virent au blanc à l’approche de la pointe.

Cause de leur disparition : Conditions climatiques depuis les années 1980 : 1. Augmentation des températures de l’océan, de la salinité de l’eau, de la densité des produits toxiques et de l’acidité de l’eau.

    Si Cuba est reconnue comme la meilleure destination de l’écotourisme aux Caraïbes, c’est en partie par son implication dans la protection de la faune. En effet, selon WWF, Cuba est l’unique pays à avoir atteint le niveau de pays du développement durable. L’île le doit notamment à ses 23 parcs nationaux contenant sa grande richesse botanique.

Flore Cubaine

    Si la faune sauvage de Cuba peut en grande partie être savourée pour le plaisir des yeux dans les parcs naturels de Cuba il en est de même de la flore. Malgré la modification du paysage lié aux plantations de canne à sucre dans un premier temps, puis de tabac, l’île reste marquée par des paysages à vous couper le souffle.

Dans les parcs naturels, nous pouvons retrouver le Parc National Alejandro de Humboldt composé de montagnes couvertes de forêts à une altitude comprise entre -220 et +1175 mètres.     Il s’agit du plus grand des parcs nationaux de Cuba. Situé à l’Est, sur la côte nord, dans les provinces de Guantanamo et de Holguín, il a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2001. Ensuite, le parc et la réserve de biosphère Peninsula de Guanahacabibes. Situé à l’ouest de Cuba, dans la province de Pinar del Rio, ce parc est entièrement protégé. Il représente un espace de près 40 000 hectares, dont une petite moitié constituée de territoire marin. Falaises, plages, criques, mangroves et lagunes constituent un riche écosystème pour plus de 700 espèces de plantes. On y retrouve des mammifères, des oiseaux rares comme le zunzun (colibri), mais aussi des tortues, iguanes, poissons et coquillages, ainsi que des requins-baleines.

Au sud-est de la Havane, nous pourrons y retrouver le Parc naturel de Montemar, territoire humide et préservé. Dans cet espace s’étend un écosystème composé de crocodiles et lamantins, ainsi que 900 espèces de plantes et 190 espèces d’oiseaux.

    Et pour finir, le parc national de la Sierra Maestra. Composant la plus grande chaîne de montagnes de l’île, cette province est couverte d’une dense végétation, dont les sommets jouent avec les nuages, lacs et cascades. Au milieu de ces montagnes, se trouve le sommet Pic Turquino, le point culminant de Cuba (1974m).

Plusieurs sites naturels de l’île sont classés « Réserve de la biosphère » , c’est-à-dire une reconnaissance par l’UNESCO de régions modèles conciliant la conservation de la biodiversité et le développement durable.

Zoom sur la vallée de Viñales

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C’est notamment le cas de la vallée de Viñales que nous aurons l’occasion de voir de près lors de notre séjour à Cuba. Située dans la province de Piñar del Río, la richesse de ses terres rouges a permis de développer les cultures de tabac et de canne à sucre où sont encore utilisées les techniques agricoles traditionnelles. Encerclé de montagnes et jonchée de buttes calcaire pouvant atteindre 300 m par endroits, son paysage karstique est enrichi par l’architecture typique de ses fermes et de ses villages. La vallée a développé une culture originale, mixant celle des indigènes, des conquérants espagnols et des esclaves africains, travaillant dans les plantations de tabac. Cette identité se reflète  au travers de la musique cubaine avec, comme principal représentant, Benito Hernández Cabrera (Viñalero). Ce paysage emblématique est donc source d’inspiration pour la fibre artistique cubaine. Bien qu’authentique par son cadre, sa forme ou encore ses méthodes agricoles, elle a su s’adapter aux conditions de vie moderne et à l’affluence de visiteurs. Protégée par la Constitución de la República de Cuba du 24 février 1976 et par la Déclaration du 27 mars 1979 de monument national, elle fait également partie du parc national Viñales. Pour la préserver, les autorités locales cherchent notamment à contrôler les effets de l’augmentation du tourisme en définissant notamment des stratégies autour de l’écotourisme.

L’écotourisme à Cuba

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Site de plongée María la Gorda

Afin de sensibiliser ses visiteurs et de conserver la richesse de son patrimoine, Cuba est l’une des îles des Caraïbes les mieux développées en matière d’écotourisme. Pour découvrir la faune et la flore terrestre, elle propose diverses activités telles que la randonnée pédestre, le cyclisme, l’équitation, la spéléologie ou encore de l’observation. Ces pratiques se font avec la présence d’un guide professionnel au travers d’itinéraires bien définis toujours dans l’idée de respecter l’environnement. Les sites les plus réputés pour ces activités sont la forêt vierge de Cuchillas del Toa, la péninsule de Zapata, la chaîne de montagnes Sierra Maestra ou encore la vallée de Viñales, présentée précédemment. En ce qui concerne la faune et la flore marine, le meilleur moyen est encore la plongée sous-marine, que vous soyez initié ou non. Disposant de plus de cent spots de plongée, l’un des plus inoubliables est certainement celui de la María la Gorda, célèbre pour ses corails noirs, ses grottes et ses conditions de plongée idéales ou encore la Playa Santa Lucia, deuxième barrière de corail la plus longue au monde où vous pourrez croiser le chemin de requins venus s’y alimenter.

Riche de sa culture et de ses paysages, la meilleure façon de consommer Cuba est encore à l’état sauvage.

Salomé Guyot & Céline Charrier

 

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